A.F.L.A.P.A.

Association Franco-Laotienne d’Aide aux Personnes Aveugles

3
avr 2014
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3
avr 2014
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15
mar 2011
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BILAN MORAL DE L’EXERCICE 2009:

L’Association Franco-Laotienne d’Aide aux Personnes Aveugles, officiellement créée le 19 janvier 2000, a pour but d’apporter une aide humanitaire et matérielle aux institutions qui, au Laos, font en sorte que les personnes aveugles puissent devenir autonomes et espérer un jour occuper une place dans la société.

Certains de ses membres, dont la présidente, Aurore Berthout, sont aveugles, et d’autres laotiens. Ces derniers nous ont mis en contact avec l’hôpital ophtalmologique de Vientiane. Celui-ci, en 1995, avec l’aide d’une association hollandaise, »Dark and Light », a créé un internat, le « Home of
Light », qui, actuellement, accueille 56 enfants aveugles et malvoyants de 3 à 26 ans.

Sur place, en avril 2002, nous avons élaboré un programme ‘action et de développement avec le docteur dirigeant cet organisme, le professeur Vithoune Visonnavong. Depuis, l’une de nos actions consistait en préparer un envoi de matériel pédagogique spécialisé et d’ustensiles de soins ophtalmologiques. Un conteneur de 30 m3 est parti en mars2005 et nous nous sommes rendus sur place pour en distribuer  le contenu en avril. Entre-temps, en novembre 2003, Aurore Berthout et Madame Tadam Bernier, l’une de nos bénévoles, sont parties un mois auprès des enfants pour leur proposer des activités psychomotrices.

Par ailleurs, depuis la création de notre association, nous avons cherché à mettre en place des actions communes avec d’autres structures œuvrant au Laos. C’est ainsi que nous avons institué un système de parrainages avec « Enfants d’Asie », que nous avons pu recevoir du matériel médical grâce à HUMATEM, que nous avons ensuite envoyé au Laos soit par nos propres moyens soit par l’intermédiaire de « Santé France Laos ». Chaque année, nous envoyons sur place deux équipes de jeunes, l’une en juillet, l’autre en août, issues de la « Guilde Européenne du Raid », pour proposer aux enfants de l’internat des activités ludiques et éducatives durant les vacances d’été. Nous bénéficions également des compétences de jeunes retraités acceptant de réaliser des missions au Laos, grâce aux associations « Agir abcd » (opticien, professeur de locomotion, kinésithérapeute, enseignante) et GREF (« Groupement des Retraités de l’Education sans Frontières »), cette dernière nous ayant mis à disposition deux psychomotriciennes dont l’objectif est d’assurer la formation des personnels enseignants et éducateurs.

L’association « Voir ensemble » nous a offert de nombreux  matériels scolaires spécialisés pour les enfants aveugles et malvoyants, tandis que nous avons reçu, en 2008, une subvention de 4500 euros de la fondation « Agir sa Vie » pour en acheter. Tous ces matériels ont pris place sur deux palettes parties de Gardanne en juin 2009 et ont été distribués surplace en août 2009.

Lors de nos déplacements au Laos, depuis 2005, nous collaborons avec Luc Janssens, président de l’association américaine « Lao Réhabilitation Fundation », qui a financé la construction d’un nouveau bâtiment de l’internat, et devrait à l’avenir encore plus s’impliquer dans le fonctionnement décelai-ci. Nous l’avons de nouveau rencontré en août 2009.De nouveaux partenaires se sont entre-temps fait jour. En France, Jacques Dorr et Fanny Turpin ont créé en 2008l’association « Comptez sur Demain », avec laquelle nous envisageons différents partenariats : financement en commun de la 2eme mission du GREF, développement d’une mission de formation en ophtalmologie et orthoptie.

Julien Cerdan est un jeune orthoptiste de Marignane, qui est parti bénévolement avec nous lors de notre mission de juillet-août 2009. Souhaitant s’engager sur la longue durée, il a convenu avec le docteur Vithoune de mettre en place plusieurs actions à caractère médical. Nous avions contacté en 2005 l’OPC (Organisation de Prévention de la Cécité), qui dépend du Ministère Français de la Santé, afin d’obtenir des matériels d’ophtalmologie, et Julien a « sollicité son aide dès son retour de mission. Au Laos, en 2006, nous avons pris contact avec les deux
autres centres accueillant des enfants atteints de cécité, à Vientiane et à Savannakhet, ainsi qu’avec les différents services du Ministère de l’Education. Durant notre mission de 2009, nous avons renforcé ces contacts et initié des aides matérielles.

Enfin, nous avons des contacts réguliers, et ce depuis2002, avec l’ambassade du Laos en France et l’ambassade de France au Laos. Nous avons reçu en 2008 l’agrément officiel des autorités laotiennes, tandis que l’ambassade du Laos nous offre la gratuité complète des visas, tant pour nous que pour nos partenaires

Nous accordons beaucoup d’importance à la présence de personnes sur place. En plus de leurs compétences, ces personnes apportent aux enfants le sentiment d’être considérés, la conviction qu’ils sont dignes que l’on se déplace de très loin pour venir les voir.

Début 2006, Dominique Berthout a pris contact avec une responsable de l’association « La guilde Européenne du Raid » qui, chaque année, recrute des jeunes pour accomplir des missions durant les mois de juillet et août. Nous avons demandé à ce que des bénévoles aillent proposer des activités d’éveil, aux enfants. En 2009, nous avons pu bénéficier de deux équipes de cinq jeunes filles, l’une en juillet, l’autre en août. Les rapports envoyés par ces deux équipes concluent à un bilan fructueux, même s’il n’est pas toujours facile de mettre en place les activités d’éveil et les sorties.

Durant notre séjour de 2009, nous avons contacté la nouvelle présidente de l’association « Vientiane Accueil ». Elle avait entendu parler de notre action au « Home of light » mais savait qu’il n’y avait eu aucune suite à la visite, que nous avions sollicitée, de deux dames, que nous avions contactées lors d’une première rencontre avec cette association en 2005.Elle est venue avec une autre dame accompagnée de sa fille Mélanie. Mélanie est venue au Laos pour n’y rester qu’un an et souhaite devenir éducatrice. Durant notre séjour, nous ne l’avons pas revue mais nous savons qu’au moins depuis début décembre, elle vient jouer avec les enfants une fois par semaine. Manilay, la directrice, sur la demande d’Aurore, leur fit visiter le « Home of light ». Peu de temps après notre départ, elles passèrent l’après-midi avec deux des filles de la Guilde. Elles dirent qu’elles reviendraient régulièrement pour jouer avec les enfants et, dès le lendemain, elles achetèrent des jouets dans différentes boutiques. Elles trouvèrent même des perles et des légos, ce que nous pensions introuvable au Laos. Depuis, elle viennent deux fois par mois pour jouer et
cuisiner avec les enfants. Elles organisent aussi des sorties.

En 2006, nous avions pris contact avec la Bibliothèque Nationale de Vientiane. Depuis, des gens viennent chaque samedi raconter des histoires aux enfants. Ils sont issus? d’une association japonaise, ainsi que d’un temple voisin (bonzes et bonzesses). Par ailleurs, tous les dimanches, les bonzes viennent leur donner des cours de religion, de morale, d’hygiène. Lors de notre mission 2009, nous organisâmes un soutien dans des temples. Les enfants prièrent avec ferveur et furent heureux que nous leur achetions des bijoux religieux. Le soir, nous mangeâmes une salade de Papaye dans un restaurant.

Nous accordons beaucoup d’importance aux- jouets. En 2009, Dominique Berthout acheta de nombreux jouets pour les enfants. Tout fut placé dans un placard qui, en fait, est le dessous d’un escalier dans le nouveau bâtiment.

Notre laboratoire de langue, destiné aux jeunes aveugles, n’est pas encore utilisé mais le sera dès que Manilay aura appris à l’utiliser. En Août 2007, les jeunes de la Guilde Européenne du Raid utilisèrent beaucoup notre laboratoire de langues. Lorsque nous sommes revenus en 2009, notre laboratoire de langues n’était plus utilisé. On nous dit qu’il y avait un problème de prise, Julien la répara. Nous cherchâmes des cassettes audio d’apprentissage des langues, en vain. Celles-ci
n’existent plus sur le marché. Julien dû donc installer un lecteur CD.

D’autre part, nous fîmes effectuer des travaux d’électricité et de plomberie dans les locaux utilisés par les enfants. Comme lors de nos précédents séjours, nous avons régulièrement acheté du lait et des fruits aux enfants et avons effectué des achats d’objets pour le quotidien (bassines, couteaux…). Nous avons aussi à la pharmacie juste en face du centre, acheté des médicaments. Nous ne l’avons fait que deux fois car restons prudents, même si Mè Van semble savoir comment soigner les petits maux.

En Août 2009, les jeunes de la Guilde Européenne du Raid ont tout lavé dans le dortoir des garçons: le sol, les matelas. Les femmes de ménage ont effectué les lessives de tout le linge.

Le nombre de donateurs locaux est maintenant important. Les dons en nourriture sont devenus fréquents au point que, faute d’avoir de quoi la contenir en la conservant, il s’en perdait. Nous achetâmes un frigo et une armoire réfrigérante. Nous achetâmes aussi, durant notre mission d’août 2009, une machine à laver, une machine à coudre, un placard, des ustensiles de cuisine, des produits ménagers, des outils, une tondeuse à cheveux, des néons, du matériel électrique… Tous ces achats trouvèrent rapidement leur utilité.

En France, la fondation « Agir sa vie » nous octroya 4500euros pour acheter du matériel spécifique à la scolarité des enfants aveugles. Nous effectuâmes ces achats à l’Association Valentin Haüy (Paris), puis les envoyâmes en juin 2009 sur deux palettes jusqu’à Bangkok, en recourant aux services de la société Worms. Dans les palettes, il y avait aussi du matériel médical. A Bangkok, fin juillet, nous avons demandé à la société Eculines d’envoyer les palettes vers Vientiane. Malheureusement, cette société prétendait pouvoir travailler avec le Laos, mais il s’avéra que cela n’était pas vrai. Nous eûmes beaucoup de difficultés pour récupérer nos palettes, de ce fait bloquées en douane. Il nous fallut recourir à une société laotienne, SVT, pour débloquer la situation, au prix d’un surcoût assez important (400 euros).

PERSPECTIVES POUR L’EXERCICE 2010 :

L’association « Enfants d’Asie » prend en charge le parrainage de plusieurs étudiants aveugles, grâce à des parrains français. Avec « Enfants d’Asie », nous avons mis en place, courant2005 et 2006 une action de parrainage. Nous cherchons de futurs parrains pour le « Home of light ».

Jacques Dorr a, depuis, quitté « Enfants d’Asie ». Alain Delage est notre actuel correspondant à l’association « Enfants d’Asie». Nous avons vu que les difficultés matérielles, mais aussi éducatives. Il est nécessaire que le personnel acquière des connaissances spécificités de ces enfants qui sont, d’une part, aveugles et d’autre part, éloignés de leurs familles. Nous mettons donc en place actuellement un vaste programme de formation des personnels laotiens s’occupant des personnes aveugles, avec l’association GREF. Il s’agira de donner une formation de base à quelques professionnels laotiens. En effet, il n’existe actuellement pas d’éducateurs spécialisés au Laos, et le personnel des internats accueillant des aveugles manque totalement de formation, ce qui entraîne à la fois des limites et des problèmes pour le développement des enfants atteints de cécité. Nous avons obtenu les autorisations ministérielles laotiennes nécessaires à la mise en place de ce programme. Nous avons aussi rencontré les associations de personnes handicapées du Laos, que nous associerons à ces projets.

Nous rencontrâmes également la directrice de la recherche pédagogique. Elle nous donna un exemplaire de livres scolaires récemment édités mais, en fait, au « Home of light », il y en avait déjà. Cela dit, l’attention nous toucha. Cette dame, très gentille, s’intéressa au matériel spécialisé qu’Aurore avait amené: une tablette et un poinçon pour écrire en Braille. Elle nous dit que la réforme concernant les manuels scolaires pouvait s’élargir au matériel pédagogique et qu’éventuellement, le gouvernement pourrait, dans ses achats de fournitures scolaires, inclure les consommables nécessaires aux élèves aveugles, tels que les poinçons (qui sont régulièrement perdus) et les feuilles à dessin. Elle nous demanda de lui apporter du matériel afin qu’elle puisse le montrer à ses supérieurs. Nous lui apportâmes: une tablette d’écriture avec un poinçon, une planche à dessin avec quelques feuilles, du matériel de géométrie.

En Juillet et Août 2009, les jeunes de la Guilde Européenne du Raid donnaient des cours de français à Boun Mak et Malai Kham. Les voyants motivés, nous décidâmes de les inscrire aux cours proposés au Centre Culturel Français. L’enseignante accepta tout de suite d’intégrer des élèves aveugles à son cours, les trouva motivés, et s’aperçut qu’ils possédaient déjà plus de vocabulaire que les autres débutants.

Kham Kéo est en quatrième année d’Anglais. Il a été confronté à une difficulté de taille : il manquait de documents transcrits en Braille. Il va néanmoins continuer ses études au mieux. Le directeur adjoint de l’université nous a dit qu’il souhaite accueillir plusieurs aveugles ou amblyopes mais à la condition que ceux-ci puissent étudier à l’aide d’ouvrages adaptés. Le problème d’absence de transcriptions systématisées est crucial car, dans les écoles et collèges, il nous a aussi été exprimé et nous pouvons supposer que cette carence occasionne certains retards scolaires constatés. Au « Home of light », il y a une imprimante Braille mais une seule personne pour s’occuper de la saisie des textes. Cette personne, Ouday, étant aveugle, doit sans arrêt faire appel à quelqu’un pour lui dicter ceux ci. Au « Centre de réhabilitation » de Vientiane, le service de transcription Braille semble bien fonctionner ; il pourrait peut-être devenir national. Au « Centre laotien de recherche pédagogique », la dame qui nous a reçus accepte l’idée que lorsque des nouveaux manuels pédagogiques seront produits, des disquettes contenant le texte d’origine soient données aux transcripteurs qui seraient donc soulagés du travail de saisie.

Quelques élèves sont suffisamment âgés pour rechercher un travail ou étudier à un haut niveau. Quelques élèves ont suivi une formation de masseurs. Dans l’ancien hôpital, une pièce va devenir un salon de massage. Boun Mak et Souneth sont rentrés dans une école de musique. Il semblerait que se produire dans des restaurants ou hôtels soit une bonne source de revenus. Nous promenant en ville, nous sommes entrés dans un magasin de produits artisanaux dont les employés ont vécu des situations difficiles telles que l’alcoolisme, la pauvreté extrême, la survenue d’un handicap. Nous avons rencontré le directeur, Michel Saada, qui a quitté la France il y a plusieurs années et a monté son entreprise. Nous lui avons parlé de notre action et lui avons demandé s’il emploierait des jeunes adultes aveugles. Cela sera possible d’ici quelques mois lorsqu’un atelier de fabrication du papier sera bâti. Lors d’une réunion avec » le Docteur Vithoune, nous avons évoqué l’idée de la création, dans l’ancien hôpital, d’un atelier de vannerie. Deux jours avant notre départ, nous sommes arrivés dans son bureau avec de l’argent destiné à l’aménagement d’un tel local. Il nous a dit qu’après réflexion, il préfère créer un atelier de fabrication de papier. Celui-ci, pouvant être de différentes épaisseurs et joliment ouvragé, rencontre un succès croissant au-Laos. Le Docteur Vithoune nous a montré un très beau sac à main. Le Docteur Siphet, ayant des connaissances concernant cet artisanat, pourra en superviser l’installation.

Parfois, nous demandions à des gens, rencontrés en ville, s’ils connaissaient des personnes aveugles. Un-commerçant, chez qui nous avons fait faire des photocopies, nous a dit aller se
faire masser deux fois par mois par des professionnels aveugles. Sur notre demande, il nous a ramené des photos et un courrier de ceux-ci lors de notre mission de 2006. Cette année, il nous a été possible de les rencontrer et de leur faire un don en numéraire et de tablettes Braille. Nous comptons les aider de nouveau à l’avenir.

Kham Kèo est étudiant en faculté d’Anglais; il bénéficie d’un parrainage individuel. L’argent que nous lui adressons lui paie tout juste ses études, est insuffisant, d’autant plus qu’il aimerait se financer une greffe de la cornée, opération qui peut ne se faire qu’en Thaïlande. Nous avons alors eu l’idée de donner un travail à Kham Kèo, pour 1,5 million de kips, que nous lui versâmes juste avant notre départ. Ce travail consiste en démarcher des entreprises afin de trouver du travail aux jeunes adultes aveugles. Il sera intégré au dossier que nous allons préparer pour l’IECD (Institut Européen de Coopération et de Développement – Paris), organisme spécialisé dans la mise en place de formation professionnelle et recherche d’emplois, que nous souhaiterions mettre à contribution au Laos.

En France, nous continuerons nos actions habituelles de collecte de fonds, collaboration avec nos partenaires associatifs et psychomotriciennes du GREF. Nous aurons encore un peu de matériels médicaux à envoyer au docteur Vithoune, que nous ferons transiter par l’association « Santé France Laos ». Nous allons rencontrer en mai les deux nouvelles équipes estivales de la Guilde Européenne du Raid, tandis que le travail le plus prenant sera de préparer le dossier destiné à l’IECD.

Durant cette assemblée générale, nous avons aussi décidé de créer une antenne de notre association à Marignane, dont le siège sera au cabinet de Julien, notre orthoptiste marignanais. Cette antenne aura pour nom « AFLAPA médical », Julien ayant pour objectif de développer des actions de formation des ophtalmologistes laotiens, ainsi qu’un programme de dépistage scolaire des problèmes oculaires. Le financement de ses projets sera pris en charge pour partie par Julien lui-même, mais aussi par l’association « Compter sur Demain ».

ELECTIONS:

L’élection du bureau et du conseil d’administration s’est déroulé le jour même. Le vote a permis le renouvellement à l’unanimité de ces deux organes. Le bureau se compose donc de

-présidente: BERTHOUT Aurore.

-secrétaire: PLET Marie-Bénédicte.

-secrétaire-adjointe: CORREIA Lydie.

-trésorier: BERTHOUT Dominique.

Le conseil d’administration se compose des personnes ci-dessus, ainsi que:

-JUVEN Bernard.

-JUVEN Marie-Christine.

-CRUVEILLER Chantal.

-VIGNON Céciline.

PROJETS D’ACTIVITES POUR ‘EXERCICE 2010-2011:

1°) EN FRANCE :

-Continuer à trouver de nouveaux parrains, dans le cadre des parrainages mis en place avec l’association « Enfants d’Asie ». Ces parrainages ont pour but d’améliorer le quotidien des enfants du Home of Light en permettant l’achat sur place de tout ce qui est nécessaire à la vie quotidienne.

-Continuer d’assurer des relations étroites avec tous nos partenaires, afin de renouveler et mettre en place les actions au Laos décrites ci-dessous.

-Chercher des partenaires pour développer un projet de formations professionnelles pour les jeunes aveugles et malvoyants laotiens en âge d’apprendre un métier. Des contacts ont été pris, à Paris, avec l’I.E.C.D. dans ce sens.

2°) AU LAOS :

-Continuer à payer les salaires du personnel du Home of Light. Cette obligation, qui n’était pas prévue, nous est incombée depuis la défection de l’association hollandaise « Dark and Light », qui a décidé de ne plus les payer à partir de janvier dernier. Pour éviter que l’internat ne ferme, nous avons décidé d’effectuer nous-mêmes les paiements dès fin février, tout en obtenant le soutien de l’association « Compter sur demain », qui a accepté de prendre en charge la moitié de ce poste financier et d’assurer par elle-même les transferts bancaires vers Vientiane.

-Continuer à fournir du matériel opératoire à l’hôpital ophtalmologique de Thong-Pong. Par ailleurs, celui-ci recevra une aide également sous la forme de formations des médecins, grâce à une collaboration avec un orthoptiste de Marignane, Julien Cerdan, et le service ophtalmologique de l’hôpital Avicenne de Bobigny.

-Continuer à assurer la formation des éducateurs des deux centres accueillant des enfants aveugles et malvoyants à Vientiane: le Home of Light et le Centre National de Réhabilitation des Personnes Handicapées, ainsi que celle des enseignants du primaire et du secondaire recevant des enfants provenant de ces deux centres dans leurs classes. Une équipe composée de deux psychomotriciennes de Reims, adhérentes de l’association GREF, partira, pour la troisième fois, en juin prochain.

-Continuer à envoyer chaque été des groupes de jeunes issus de la Guilde Européenne du Raid, afin d’occuper utilement le temps des vacances scolaires d’été en proposant aux enfants des activités ludiques, éducatives, des sorties et des cours de langues (Français et Anglais).

-Développer un projet de cours de gymnastique, découverte du corps et perception de l’espace environnant pour les enfants aveugles et malvoyants, en collaboration avec Marianne, jeune contorsionniste parisienne et l’école du cirque de Vientiane.

-Permettre à un groupe d’aveugles exerçant la profession de masseurs à Vientiane d’être à l’abri du besoin en sollicitant « Vientiane Accueil », association des expatriés français au Laos, pour les aider à faire face aux dépenses importantes qui pourraient subvenir.

-Contacts avec l’association des Laotiens de région parisienne « la Toupie » et l’association « Compter sur Demain » pour aider au financement d’un internat accueillant des enfants sourds et aveugles dans le sud du Laos, à Savannaket, son budget étant actuellement très déficitaire.

27
fév 2011
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Mon quatrième voyage au Laos Février 2010

Ce voyage avait 2 buts:

  • Continuer le travail musical commencé l’année dernière, sous la houlette de l’AFLAPA, avec les enfants mal et non voyants du centre ophtalmologique de musiqueavientiane11.jpgVientiane (Capitale du Laos)
  • Commencer une initiation musicale avec les enfants parrainés par l’association ERAN qui oeuvre pour l’enfance laotienne défavorisée.

Le but de ces missions artistiques est d’offrir sous des formes et des jeux culturels différents, des outils supplémentaires pour que ces enfants défavorisés puissent exploiter leurs richesses intérieures qui vont les structurer et les renforcer.

SEANCES MUSICALES AU CENTRE OPHTALMOLOGIQUE DE VIENTIANE »
Après ma 1ère rencontre en Octobre 2008 avec les enfants mal et non voyants de ce centre, il me tardait de revoir la trentaine de jeunes musiciens qui avaient suivi avec beaucoup de plaisir les animations musicales.

Inmusiqueavientiane2.jpgdépendamment de notre volonté, l’horaire des cours de musique n’était pas du meilleur choix. Cependant, malgré la chaleur écrasante du début d’après midi, plus propice à la sieste qu’à l’exercice physique et intellectuel, les «artistes en herbe»organisaient avec enthousiasme notre rendez-vous quotidien. Les élèves les plus âgés installaient la sono d’accompagnement et regroupaient les plus jeunes autour de la table de travail. La flûte à la main, chacun prenait place rapidement. Dès mon arrivée, nous pouvions commencer la répétition sans perdre de temps et avons repris les cours comme si nous nous étions quittés la veille.

Si certains sumusiqueavientiane3.jpgccombaient à l’endormissement pendant quelques minutes, ils reprenaient avec entrain leur flûte, restée blottie dans leurs bras.

Les jmusiqueavientiane4.jpgeunes avaient gardé en mémoire les airs de flûte appris l’an passé, dont le fameux «Rondin picotin »; leitmotiv d’une chaîne musicale qui se construit depuis des années avec les enfants d’Asie (Vietnam, Inde, Tibet, Laos) et de France.
Compte tenu des différents handicaps de ces enfants (cécité, doigts ou mains inexistantes), des différentes aptitudes de chacun (mémoire, coordination des doigts, gestion du souffle. . .) et de la durée du séjour, les possibilités de progression sont limitées mais les élèves semblent ne pas ressentir de frustration.

Contrairement aux élèves de nos conservatoires qui manifestent une certaine réticence aux répétitions, nos jeunes laotiens ne rechignent pas à rejouer autant de fois que nécessaire.

On peut penser que ces enfants trouvent du plaisir dans le son et dans toutes les sensations qui s’y rattachent:

  • Sensations corporelles

- Ressenti physique de tout ce qui est mis en oeuvre dans le corps pour faire passer l’air dans ce petit instrument:

- Le contact de la bouche et des doigts sur l’objet

- La maîtrise du souffle et la réponse du corps à cet exercice (détente ou autre sensation) .

  • Sensations émotionnelles

- Par ce souffle, sont expulsés des sentiments de joie, de crainte, de tristesse etc. qui libèrent celui ou celle qui peut les exprimer en toute pudeur.

- Le son est à la fois l’expression de l’être profond et un lien qui unit à l’autre qu’on ne voit pas mais qui émet la même note et pourquoi pas des vibrations empathiques.

- Le musicien se sent à la fois Unique et en harmonie avec ceux qui l’entourent.

Il n’est pas nécessaire d’avoir une connaissance parfaite des règles musicales pour que l’art
fasse son oeuvre.

Epilogue inattendue
En arrivant au laos, je ne savais pas que le travail musical similaire accompli dans ces deux centres des environs de Vientiane allait aboutir à une réalisation encore plus belle. En effet, le rêve de réunir les enfants de deux écoles, difficile à réaliser à l’étranger, a trouvé un écho dans le coeur de Toun et Hervé.

Après mon départ, les responsables du centre ophtalmologique, la présidente de l’association AFLAPA Aurore Berthoux, Toun et Hervé (association ERAN) ont organisé des rencontres musicales inter- écoles. Conquis par la richesse de ces échanges, cette expérience se poursuit par des sorties pédagogiques.

Bravo à tous ces acteurs pour cette belle initiative.

L’association Music Hop est heureuse d’avoir pu apporter sa contribution à ce magnifique projet.

Avec toute mon affection pour les enfants d’ici et d’ailleurs.

Fabienne Hary

21
août 2010
Posté dans Presentation par beinsargueix à 3:09 | Pas de réponses »

L’Association Franco-Laotienne d’Aide aux Personnes Aveugles (A.F.L.A.P.A.), officiellement créée le 19 janvier 2000, a pour but d’apporter une aide humanitaire et matérielle aux institutions qui, au Laos, font en sorte que les personnes aveugles puissent devenir autonomes et espérer un jour occuper une place dans la société.

Certains de ses membres, dont la présidente, Aurore Berthout, sont aveugles, et d’autres laotiens. Ces derniers nous ont mis en contact avec l’hôpital ophtalmologique de Thong-Pong, village situé à 8 km de Vientiane, la capitale. Le Docteur Vithoune Visonnavong, directeur de celui-ci, a créé, en 1995, avec l’aide d’une association hollandaise, un internat qui, actuellement, accueille 56 enfants et adolescents aveugles et mal-voyants de 3 à 25 ans (le “Home of Light”).

Nous contacter : Aurore & Dominique BERTHOUT  04 42 65 98 94 ou Aurore BERTHOUT 07 87 62 54 24

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1
août 2010
Posté dans Presentation par beinsargueix à 12:16 | Pas de réponses »

1.  PRESENCE AUPRES DES ENFANTS AVEUGLES:

Courant 2005, nous avons rencontré sur Auriol Catherine Poncet, qui est une psychomotricienne à la retraite. Elle est allée, trois années de suite en hiver, passer du temps auprès des enfants, afin de leur proposer quelques activités relatives à sa spécialité. Ses contacts avec les enfants et les membres du personnel ont été très bons.

Dans le cadre de la « Guilde Européenne du Raid », en 2006, nous a été proposée une possibilité, pour des jeunes, de partir en été auprès des enfants, afin de proposer sur place des activités d’éveil aux petits, des cours de langues aux grands, des sorties, des jeux… Ils ont aussi effectué quelques achats, mais leur rôle consiste surtout à être présents auprès des enfants durant la période des vacances estivales, qui durent deux mois, jusqu’à présents inoccupés. Durant l’été 2006, sont partis 6 participants en juillet et 5 en août. L’un d’entre eux nous a mis en contact, sur place en septembre, avec Pierre, un jeune homme qui est resté trois mois au Laos et qui est allé jouer avec les enfants plusieurs fois par semaine.

Six jeunes sont partis en août 2007. L’un d’eux est professeur de locomotion pour des enfants aveugles en France. Ils se sont tous mobilisés pour récolter, et acheter, en France, du matériel spécialisé et autres objets utiles, mais introuvables au Laos. L’internat finance leurs frais sur place (hébergement, nourriture…), avec notre aide. Vous pouvez consulter, sur le net, leur blog: http:\\homeoflight.over-blog.com.

Deux équipes sont parties pour l’été 2008. Leur blog: http:\\missionlaos2008.over-blog.com

En juillet 2007, sont parties quatre étudiantes en médecine de Reims. Elles ont emporté des tablettes pour écrire  et du matériel à dessins spécifique offert par la Commission Solidarité Internationale de l’association « Voir ensemble ». Elles-mêmes avaient acheté et collecté du matériel spécialisé. Elles ont proposé de nombreuses activités aux enfants. Vous pouvez consulter le détail de leur action sur le net: http://solidaritelaos.free.fr/.

Lorsque nous étions au Laos, en septembre 2006, nous avions contacté la nouvelle présidente de l’association « Vientiane Accueil ». Elle est venue avec une autre dame accompagnée de sa fille Emilie. Emilie est venue au Laos pour n’y rester qu’un an et souhaite devenir éducatrice. Durant notre séjour, nous ne l’avons pas revue mais nous savons que pendant l’année scolaire qui a suivi, elle est venue jouer avec les enfants une fois par semaine.

Nous avions aussi pris contact avec l’association « Agir abcd » et, grâce à elle, en janvier 2007, est parti au Laos un kinésithérapeute formé aux techniques de la locomotion. Jean-Claude Dubois a réalisé un important travail avec le personnel et les enfants du « Home of light ». Il leur a enseigné l’utilisation de la canne blanche et a travaillé sur la question de l’évacuation des ordures du centre.
Son travail a été poursuivi par l’équipe d’août 2007 de la Guilde Européenne du Raid.
En février 2007, « Agir abcd » a aussi envoyé Louis Chaize, opticien en retraite.

Enfin, nous avons rencontré une musicologue qui organisera un atelier de spécialisation aux techniques musicales (car plusieurs de nos jeunes ont de réels talents musicaux, qu’ils pourraient utiliser professionnellement plus tard) en novembre 2008.

2. NOS AUTRES ACTIONS AU LAOS

Nous avons aussi:

-organisé des fêtes au sein du centre.
-organisé des sorties, en louant notamment deux fois un car en septembre 2006, afin d’emmener les enfants et le personnel à la campagne, au bord d’une rivière, au marché, dans des lieux sacrés et au zoo, où ils ont pu « faire des tours » à dos d’éléphant. D’autres sorties ont été également organisées par les jeunes gens de cet été.
-réparé les jeux d’extérieur,
-fait de nombreux achats sur place (lait, fruits, médicaments, produits d’entretien et de toilette, vaisselle, néons, jouets…),
-fait vidanger les fosses septiques,
-fait réviser le véhicule de l’internat,
-renouvelé les vêtements et uniformes scolaires,
-acheté une grosse machine à laver, des meubles de rangement,
-    fait réparer les 4 réfrigérateurs.

Par ailleurs, en septembre 2006, nous avons gagné une bourse de l’ambassade de France à Vientiane pour cent heures de cours de Français, que nous avons offerte à la directrice du centre, Manilay.

Nous avions aussi rencontré la directrice de la Bibliothèque Nationale du Laos, qui nous a promis d’enregistrer sur cassettes des contes pour enfants, ainsi que des cours de langue (Français et Anglais), qui serviront pour le laboratoire de langues envoyé par le conteneur de 2005. Pierre Kotzamanidis et Monsieur Soun-Vang ont assuré des réparations sur ce laboratoire, qui avait un peu souffert du voyage.Actuellement, il est utilisé par les équipes de jeunes en été.

Nous avons rencontré sur place, en septembre 2006, Luc Janssens, chef d’entreprise français installé en Californie, qui connaît bien le Dr Vithoune, de part sa profession, et qui envisageait de financer, à hauteur de 50.000 $, une extension du « Home of Light ». Ce projet, malgré quelques problèmes entre ces deux personnes, a finit par aboutir durant le printemps 2008, et nous espérons une salle destinée à notre laboratoire de langues, qui pourrait servir tout autant aux enfants qu’aux étudiants en ophtalmologie du Dr Vithoune.

Un nouveau dortoir pour les filles, une nouvelle cuisine, de nouvelles douches et des bureaux supplémentaires ont été créés dans un nouveau bâtiment, qui a pris place à côté de l’édifice principal.

Cela pourrait permettre aussi d’héberger des projets, dont nous partageons avec le Dr Vithoune leur espoir de concrétisation, permettant aux plus âgés des pensionnaires du centre d’exercer une profession artisanale (objets en papier, feuilles de papier décoré, massages. En effet, les années passent, et nos enfants deviennent de jeunes adultes, pour le tiers d’entre eux actuellement. Il convient donc de songer à leur entrée dans la vie active. Une autre piste, développée par le Dr Vithoune, est de travailler dans l’informatique. Nous avons aussi pensé au secteur du tourisme: certains jeunes ont de réelles capacités musicales et pourraient former un orchestre de musiques traditionnelles, tels que l’on en trouve dans les hôtels et restaurants de Vientiane. Deux d’entre eux ont entamé, grâce à « Enfants d’Asie », une formation à l’Ecole Nationale de Musique.

Aurore et Dominique ont aussi prospecté les boutiques d’artisanat de Vientiane, qui seraient susceptibles d’écouler des produits fabriqués par nos jeunes auprès des touristes. Notamment, un Français, Michel Saada, tient une échoppe d’objets de grande qualité en bois et de produits à base de coco, et emploie des personnes handicapées motrices pour les fabriquer. Il pourra employer aussi des aveugles, dès lors que ceux-ci posséderont un minimum de capacité à entrer dans le monde du travail.

Ils ont aussi eu de nombreux contacts, en septembre 2006, avec les différents services du ministère de l’Education, le secrétariat du ministre de l’Education, le Centre National de Recherches Pédagogiques, le Centre National de Réhabilitation des Personnes Handicapées, le service éducatif de la Ville de Vientiane. Tous nous ont accordés un accueil chaleureux et sont intéressés par le développement d’un projet de formation des personnels des centres accueillant des enfants sourds et aveugles, tel que défini avec le GREF. Nous avons reçu un accord écrit du ministère de l’Education.
Toutefois, il ne semble pas possible de compter sur des moyens financiers débloqués par les autorités laotiennes, qui préfèrent attendre que l’argent vienne de l’étranger. Ce projet n’aboutira donc que si nous réunissons les fonds nécessaires, récoltés pour l’instant seulement à hauteur de 50%.

24
juil 2010

Camille Bailly (Amala),
Lise Berthault (Amali),
Marion Delaire (Siampay)
Christine Marçais (Siamphone),
Julien Ratel (Bounthavi),

SOMMAIRE

  • Le centre Home of Light
  • Le personnel
  • Les enfants
  • Journée type
  • Les activités
  • Malvoyance et cécité

Le centre : le Home of Light

Le Home oInternat Home of Lightf Light a été fondé en 1995 avec le soutien de l’association néerlandaise Dark and Light et de donateurs locaux. Il se situe dans l’enceinte de l’hôpital ophtalmologique de Vientiane à Thong Pong, 8km au nord-est de la capitale.

L’hôpital ophtalmologique est dirigé par le Dr Vithoune qui part régulièrement faire des tournées de soins dans le pays et accueille au centre des enfants malvoyants ou aveugles rencontrés dans les différentes provinces.

Le Home of Light est divisé en plusieurs bâtiments :

- un même bâtiment regroupe la cuisine, une salle de classe, le bureau de la directrice, la chambre des professeurs, une salle où sont entreposés des instruments de musique et du matériel pédagogique, des éviers à l’extérieur et le dortoir des filles ainsi que leur salle de bain à l’étage ; pour les cours
nous avions regroupé les petits et les moyens dans la salle de classe de ce bâtiment, qui donne directement sur la cour
- le dortoir des garçons
- le préau qui sert de réfectoire et de salle de classe additionnelle ; nous l’avons utilisé pour les cours des plus grands ainsi que pour les activités manuelles de l’après-midi et pour toutes les activités
lorsqu’il pleuvait
- un nouveau bâtiment a été construit, il est destiné à accueillir le dortoir des filles, une salle de cours de massage et une salle pour réaliser de l’artisanat local. Nous avons dormi très confortablement dans une pièce de ce nouveau bâtiment ; des sanitaires et des douches y sont déjà fonctionnels.
Les enfants jouent principalement dans la cour où les grands organisent très souvent une partie de foot en fin d’après-midi. Pour les plus petits il y a des jeux (balançoires, toboggans, pneus suspendus, balançoires à bascule) mais certains sont dans l’herbe et apparemment un peu trop proches des fourmis rouges…
Dans la cour sont installées plusieurs tables avec des bancs qui servent aussi bien pour le petit déjeuner de
certains, le déjeuner du personnel, les bavardages, les parties de dames, les cours de lao aux falangs, etc. La
balancelle de la cour est très appréciée des enfants.

Le personnel

Hôpital ophtalmologique

Dr Vithoune : il dirige l’hôpital et supervise le centre. Lorsqu’il était présent (il est notamment absent tous les vendredis jusqu’à 16h car il est en déplacement dans la province de Vientiane) il s’est montré très disponible pour répondre à nos questions et faire le lien avec Manilay. Nous sommes notamment allés le voir pour la sortie aux cascades que nous voulions faire en semaine alors que Manilay nous soutenait que le Dr Vithoune voulait que les sorties ne se déroulent que le week-end ; nous lui avons présenté clairement les choses et il ne s’est pas opposé à cette sortie en semaine.
Le Dr Vithoune parle très bien français, nous n’avons eu aucune difficulté à communiquer avec lui.

Dr Siphet : il est l’adjoint du Dr Vithoune et est bien plus présent à l’hôpital que ce dernier. Il s’est intéressé au programme que nous mettions en place pour les cours et les activités et était demandeur d’une version papier de notre planning des différentes semaines.
Il parle également français, il ne faut pas hésiter à lui poser des questions quand il passe au centre car il est assez discret et ne venait pas toujours à notre rencontre si nous ne le sollicitions pas.

Home of Light

Miss Manilay : elle est la directrice du centre et réfère de ses activités auprès des Dr Vithoune et Siphet. Elle nous a laissé organiser la journée type comme nous le souhaitions tout en nous indiquant comment avait procédé l’équipe de juillet. Lors de notre arrivée, lorsqu’elle nous a présenté le centre, elle nous a déclaré que les enfants étaient très heureux d’être en compagnie des volontaires tous les étés et que ça lui permettait de se reposer un peu. Son comportement vis-à-vis de nous était assez ambigu, nous avions certains jours du mal à avoir un bonjour en réponse et d’autres des commentaires positifs sur ce que nous mettions en place. Il faut faire preuve de diplomatie et composer avec Manilay qui de toute façon ne s’est jamais opposée à ce que nous faisions. Les moments de complicité sont juste un peu rares…
Manilay parle anglais et a des bases de français.

Me Phone, Me Hone : ce sont les deux ‘house keepers’ du centre ; elles s’occupent de la cuisine, de la propreté générale et encadrent les enfants dans leur vie quotidienne. Ce sont un peu les mamans des enfants au centre. Nous avons été agréablement surpris de leur joie aux cascades à être dans l’eau à jouer avec les enfants et avec nous. Elles nous ont toujours facilité l’accès à la cuisine et aux ustensiles dont nous avions besoin pour couper les fruits, préparer un gâteau, etc. et nous ont parfois aidé à faire comprendre les consignes de certains jeux aux enfants, se montrant intéressées de ce que nous faisions.

Mr Somvang : professeur de braille du centre. Nous ne l’avons pas vu donner de cours cet été, nous supposons qu’il en donne durant l’année scolaire. Nous lui avons demandé au début un retour sur nos cours de français et d’anglais, il passait de temps à autres observer les leçons mais sans nous faire part de son
avis. Il s’est montré beaucoup moins discret à la fin de notre séjour et nous avons pu échanger avec lui assez facilement.

Mr Somthit : il est également professeur de braille au centre mais réside sur place, dans une chambre du bâtiment principal. Il est aveugle. Somthit donnait des cours aux enfants le matin avant nos cours de français et d’anglais et prenait part aux cours de langue avec les grands (il nous a dit beaucoup apprécier!).

Nous n’étions pas attendus à notre arrivée (nous avions pourtant envoyé un mail une semaine auparavant) ce qui nous a laissé le sentiment d’un accueil assez froid. Nos relations avec l’équipe du centre ne se sont vraiment améliorées et consolidées que la 2ème semaine, après notre sortie aux cascades. Jusque là la qualité des contacts avait été inégale et ce de façon assez inattendue.
Nous avons cependant pu mettre en place nos cours et activités sans aucun problème, sans obstacle (le four ne marchait pas mais ça c’est indépendant de leur volonté!) et avons eu le matériel présent au centre à notre entière disposition. La dernière semaine Manilay nous a dit apprécier que nous ayons distribué le matériel que nous avions apporté au fur et à mesure.

Les enfants

Lors de notre séjour en août 2008 il y avait 55 enfants âgés de 4 ans ½ à 22 ans, 20 filles et 35 garçons.

Durant l’année beaucoup vont à l’école du village et certains jeunes adultes vont à l’université.

Ce sont des enfants et des adolescents très attachants, dynamiques, qui sont pour la plupart très intéressés par l’apprentissage de l’anglais et du français (certains ont une préférence marquée!). Il n’y a pas beaucoup de tous petits, néanmoins ce ne sont pas les moins débrouillards! Les enfants s’entraident beaucoup entre eux, que ce soit les grands avec les petits ou bien les malvoyants avec les aveugles. Leurs handicaps sont divers, leur niveau d’adaptation est hétérogène, de même que leur compréhension ou leur appétence
pour l’anglais et le français, c’est à nous de nous adapter et de faire en sorte que chacun puisse s’épanouir avec ce nous proposons.

Ils aimaient beaucoup être proches de nous, le contact tactile était très sollicité, ce qui nous semble tout à fait normal étant donné leur handicap et la jeunesse de certains. Après le déjeuner les plus petits se sont parfois endormis dans nos bras, nous n’aurons qu’un mot : vive la sieste, il ne faut pas hésiter à la mettre en place!

Journée type:

5h – 8h : lever des enfants, petit déjeuner, toilette
10h – 12h : 2 groupes (petits-moyens dans la classe, les grands dans le préau)
Cours de Français et d’Anglais
12h – 14h : Repas puis jeux ou sieste
14h – 17h : activités pour les petits-moyens (viens qui veut…)
Cours d’anglais pour les grands
Vers 15h30 : sortie marché
16h30 : goûter avec les fruits rapportés du marché
Les enfants se dispersent alors, les filles vont souvent au dortoir, les petits restent jouer dans la cour, les grands jouent au foot.
18h30 : Dîner
19h – 21h : Certains restent bavarder dans la cour, d’autres font de la musique…
22h : La plupart sont au lit

Les activités

Les cours Ecole Primairedu matin
Nous avons séparé les enfants en 2 groupes

- les petits et moyens (jusqu’a 12-14 ans) : 10h-11h30/12h
- les grands 10h-12h + 14h-17h

Les petits et moyens

Il faut encore départager ce groupe entre les « tout petits » et les moyens.

Cours dans la salle de classe, les enfants jouent souvent dans la cour avant le début des cours c’est pourquoi il est plus facile de les réunir… sinon, les autres arrivent les uns après les autres au début des cours. Le plus
dur reste d’ « imposer » le silence et de les calmer, comme pour tous les enfants… (stop yout, stand up lokun, sit down nang nong, school hong rhien, it’s finish set leo )

Les tout petits
Présentation simple en anglais et français (bonjour, nom, âge), comptines, quelques mots basiques (fruits, animaux,…), balades dans la cour pour appuyer le vocabulaire de façon ludique (et profiter du soleil !).

Les moyens

Les adolescents

Les cours avaient lieu sous le préau, on comptait 26 élèves dont 5 filles et 3 enseignants qui suivaient les cours avec les élèves.
Les élèves se sont au fil des cours regroupés par classe d’âge, ce qui a permis de regrouper naturellement les niveaux ensemble.
Le programme consistait en 2 heures de français le matin et 2 heures d’anglais l’après-midi. Nous poursuivions parfois par un atelier en anglais car certains élèves voulaient prolonger l’apprentissage.
Pour l’écrit, nous avons constamment fait attention à bien épeler chaque mot. Nous avons d’ailleurs dû revoir à plusieurs reprises les alphabets en français et en anglais car la compréhension orale n’était pas leur point fort.
La principale difficulté rencontrée dans les langues était liée au mode d’apprentissage dans leurs écoles respectives, difficulté similaire d’ailleurs à l’apprentissage des langues en France. L’apprentissage à l’école semble avoir été très académique et linéaire, les élèves n’avaient pas l’habitude d’utiliser leurs connaissances dans un contexte hors scolaire et de manipuler les expressions, les verbes, les formulations apprises dans différentes situations. Souvent, l’usage des langues étrangères se limitait à une répétition de phrases toutes faites.

Ainsi à la populaire question « How are you ? », ils savaient tous répéter « I’m fine, thanks ». Mais dès qu’ils
voulaient exprimer le fait qu’ils n’allaient pas, l’épreuve devenait difficile…
Nous avons donc décidé de limiter les sujets et les notions à étudier, afin d’approfondir l’utilisation des connaissances dans différents contextes. L’objectif était d’étudier la langue de façon plus systémique et globale, et de les faire parler, intervenir et répondre de façon plus spontanée dans les langues étudiées. Pour cela, nous avons beaucoup travaillé sur des exercices de mise en situation des connaissances dans des petites saynètes et dialogues entre eux, une forme de théâtralisation des notions étudiées.

Cependant, afin d’entretenir un goût pour les langues, nous avons gardé quelques activités ludiques comme l’étude et la traduction de chansons, le choix de thématiques amusantes (comme le « vocabulaire de la séduction »).

Pour évaluer les élèves, nous nous sommes axés sur 3 capacités :

- La spontanéité des réponses : éviter aux élèves de passer par une traduction littérale ou chercher des « phrases toutes faites »
- L’engagement et l’énergie : encourager l’élève à assumer ce qu’il dit, à prendre confiance dans ses capacités en langue et à s’adresser à des étrangers
- L’utilisation de la langue dans un cadre hors-scolaire : multiplier les mises en situation en dehors des cours, encourager les élèves à prolonger l’apprentissage en dehors de la classe

Les activités d’expression orale

Concernant l’expression, face à l’introversion ou la peur de mal prononcer de la plupart des élèves, nous avons mis en place des activités de communication orale et des exercices d’improvisation pour leur donner plus d’assurance à l’oral. Les exercices avaient pour but d’apprendre à projeter la voix et d’exercer la diction, la prononciation et maîtriser les intonations en anglais et français.

Les activités d’après-midi

La plupart des enfants vous rejoignent dans la cour ou sous le préau, prévoir 3-4 activités différentes, sachant que vers 15H30 il faut emmener 7-8 enfants au marché à 2 personnes…

- sous le préau : atelier dessin (planche spéciale relief + papier et feutres couleurs pour les voyant), pâte à modeler, memory tactile, poupées de laine, pompons
- dans la cour : tomate, fil d’Ariane (avec obstacles, balançoires, toboggans…), atelier musique (percussions, ou taper en rythme main meu:n-tête houa – jambe ka), foot,
- atelier cuisine : attention le four ne fonctionne pas toujours… penser à chercher des recettes de gâteau sans cuisson (chocolat, petit beurre, 1 nuit de repos au frigo…)
- le marché talaat : rassembler 7-8 enfants dont 2 malvoyants au moins pour qu’ils puissent vous aider à guider les autres. Ils adorent les bananes et les longanes. Compter 1h l’aller-retour et 30 min pour la distribution et parfois 15 min pour éplucher et découper les ananas à la hache…

Les activités d’éveil musical et les cours de solfège

Les enfants sont très sensibles à la musique, ils ne connaissent souvent que la musique traditionnelle laotienne, les tubes thaïlandais et des ballades en anglais.

Quelques trop rares fois, nous leur faisions écouter d’autres types de musique et analysions la structure : musique classique, opéra, jazz, blues…

Nous avons appris à certains élèves-musiciens des phrases mélodiques et des rythmes pour éveiller leur curiosité. La plupart des élèves savaient jouer de la musique, mais avait appris en autodidacte.

Nous avons orienté un élève vers l’apprentissage des théories musicales.L’expérience a été convaincante car il s’est montré réceptif et travailleur bien que ce cours n’ait été qu’une option. Il a de plus montré une volonté de s’orienter vers des métiers de la musique et a compris que l’apprentissage théorique était nécessaire pour ce type d’orientation.

La kermesse (dernier jour)

Nous avons départagé tous les enfants et adolescents en 4 équipes en essayant d’équilibrer la répartition (garçons/filles, malvoyants/aveugles, petits/grands…)

- atelier toucher : plusieurs matières différentes à faire deviner en frç-ang-lao
- atelier goût : faire découvrir des saveurs européennes (pain, vache kiri, confiture, nutella,

La sortie cascade (à Tad Moun)

- Départ 9h30 et retour 15h, -1h de bus ( ! certains ont le mal des transports)
- La sortie aux cascades est une véritable fête, les enfants sont surexcités, ils partent en chantant avec guitares et tambourins. Ils connaissent l’endroit et la plupart voudront partir « explorer », n’oubliez pas que c’est vous qui devrez les encadrer !
- Les Laotiens nagent tout habillés, faites de même… en plus ça vous protège des égratignures…
-    Prévoir une trousse de secours pour les bobos… et l’appareil photo !

Restaurant

Nous sommes allés au restaurant avec toute l’équipe d’encadrant : les cuisinières, les professeurs, Manilay. Nous étions nombreux et n’avons pas pu profiter de cette occasion pour discuter de notre mission, de leurs attentes ou de nos interrogations, ce qui était notre objectif. Cette idée nous a même un peu desservis puisqu’un froid s’est installé dans les jours suivants, dont nous n’avons pas compris la cause.

Marché

Il est très intéressant pour les grands comme les petits d’aller chaque jour au marché pour acheter des fruits.
Premièrement, ils mangent des fruits et ils adorent ça.
Deuxièmement, beaucoup d’enfants ne sortent jamais et c’est l’occasion de bouger en dehors du centre et d’utiliser leurs cannes pour les plus grands.
Nous étions deux pour six enfants en moyenne, nous tenions un enfant dans chaque main et souvent un petit tenait un grand par la main pour le guider. Les petits voient un peu et peuvent se diriger.
La plupart se révélèrent particulièrement sages lors de ses sorties. Le marché se trouve à une quinzaine de minutes à pied et il faut être très vigilant, du fait, il n’y a pas de trottoirs.

Cadeaux

Avant notre départ, nous avons reçu chacun un cadeau mais il ne s’agit pas d’une cérémonie mais d’une remise en mains propres très rapide alors que nous étions en train d’animer la kermesse.
Nous avons souhaité remettre un petit cadeau à Manilay, aux cuisinières et à Monsieur Somvang (savons, gâteaux français, confitures, moutardes).

Malvoyance et cécité

Malvoyant

Personne qui a une mauvaise vision, suffisamment marquée pour que cela la gêne dans sa vie relationnelle ou professionnelle. Sa vision est plus ou moins déficitaire mais présente, même faiblement. En pratique, cette personne a du mal à reconnaître des visages et à lire.

Aveugle

Personne qui ne reçoit aucune information lumineuse.

La malvoyance touche 135 millions de personnes dans le monde dont 2 millions en France (les 2/3 ont plus de 65 ans). Ce chiffre est en augmentation en raison de l’allongement de l’espérance de vie. C’est un problème de santé publique dans tous les pays.

Qu’est-ce que la malvoyance ?

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère comme malvoyante toute personne donc l’acuité visuelle (AV) binoculaire corrigée est comprise entre 1/20ème et 3/10ème ; ce sont les catégories I et II de la déficience visuelle. Les 3 autres catégories concernent la cécité.

I. Malvoyance légère : AV entre 3/10ème et 1/10ème
II. Malvoyance profonde : AV entre 1/10ème et 1/20ème
III. Cécité partielle : AV entre 1/20ème et 1/50ème
IV. Cécité presque totale : AV entre 1/50ème et la perception lumineuse
V. Cécité totale : pas de perception lumineuse, noir absolu

Il est important de considérer la personne malvoyante en fonction de la vision qui lui reste, vision fonctionnelle, et non de la vision qui lui manque.

La vision fonctionnelle est la vision utilisable en pratique et est différente selon l’individu et son histoire personnelle.

Qu’est-ce que le handicap visuel ?

Selon l’OMS on distingue 4 notions dans le handicap :

- La maladie, due à différentes causes, est quelque chose d’anormal qui se produit au niveau de l’individu :
o À la naissance (pathologie congénitale)
o Plus tard (dégénérescence, traumatisme, tumeur, intoxication, etc.)
La maladie peut toucher l’oeil, les voies optiques (entre l’oeil et le cerveau) ou le cerveau.
La maladie peut être isolée ou associée à d’autres pathologies ; elle peut être stable ou évolutive (progressive ou régressive).

- La déficience est une extériorisation de la maladie. C’est elle que l’on recherche à l’aide d’examens (chute de l’acuité visuelle, altération du champ visuel, des couleurs, etc.).
- Altération des compétences ou incapacité : conséquence fonctionnelle de la déficience dans les activités journalières, elle s’exprime par la possibilité ou non de faire certaines tâches.
- Désavantage social : le handicap a des répercussions sur le contexte social (isolement social, perte d’autonomie, dépendance, état dépressif, etc.).

1
juil 2010

Pour une étincelle dans leur vie….

Enfants aveugles au Laos

Lacroix Adèle,
Goy Lucile,
Milley Sarah,
Vignon Céciline.

Notre projet consistait à partir au mois de juillet 2007, afin de prendre en charge l’animation du « Home of Light ». A cette période, les enfants sont en vacances, et restent donc à l’internat avec peu d’occupations. Très peu de personnel est présent pour s’occuper des enfants et adolescents.

Nous avions pour objectif de leur proposer de multiples activités, mais au-delà d’une simple occupation, nous souhaitions poursuivre le travail d’Aurore Berthout, afin de développer leur psychomotricité et leur perception de l’espace. En effet, au Laos, comme dans beaucoup de pays du tiers-monde, les handicaps sont très mal pris en charge, par manque de moyens, de formation… Ce manque d’encadrement et de structures pose un gros problème notamment aux enfants aveugles, qui ont besoin dès les premières années d’une aide indispensable à leur développement psychomoteur. Il en résulte donc de graves lacunes: ils ont souvent une mauvaise orientation dans l’espace, une mauvaise perception des formes géométriques, et une psychomotricité insuffisamment développée. Ces lacunes sont d’autant plus difficiles à combler qu’ils ne disposent que de très peu de matériel spécifique pour les non-voyants (livres en braille…).

Au cours de l’année, nous avons bénéficié d’une formation auprès d’une association française d’aide aux personnes aveugles afin d’avoir une première approche de la prise en charge des enfants malvoyants (Merci encore au passage à AVH Reims et l’institut Michel Flandres qui nous ont accueilli très chaleureusement).

Nous avons acheté et reçu en dons matériels des cannes blanches pour les enfants de l’internat, et sur place, nous avions au départ pour objectif d’acheter des produits d’hygiène quotidienne (savons, shampoings, dentifrices…) ainsi que des vêtements, des cartables, du matériel pédagogique (pâte à modeler, ballons, livres, instruments de musique…. En fait ces achats seront modifiés par concertation avec Manilay, la directrice qui semblait avoir une idée précise de ce dont l’internat avait besoin, et de ce dont ils disposaient déjà.
Notre action devait donc surtout être pédagogique auprès des enfants, par la réalisation d’activités essentiellement manuelles, ou favorisant le développement de leur gestuelle et orientation dans l’espace.

Nous souhaitions également à travers des jeux leur faire partager notre culture en même temps que découvrir la leur, par l’intermédiaire d’activités musique ou cuisine par exemple.

Ce projet s’avère également pédagogique auprès du public que nous avons côtoyé en France afin de récolter l’argent nécessaire: lors de vente de gâteaux en ville, de sucettes dans les amphithéâtres de la faculté, par nos actions de démarchage auprès des médecins, laboratoires, entreprises, mairies…
A l’automne 2007 une exposition aura lieu dans un amphithéâtre de la faculté, pour que nous puissions raconter notre mission plus en détail, de vive voix, et répondre aux questions de toutes les personnes intéressées. Nous avions, certes, essayé au mieux de sensibiliser nos donateurs au problème de la cécité, mais nous en savons bien plus après cette expérience.

Tout comme d’autres étudiants nous ont encouragées à réaliser ce projet, nous espérons grâce à ces différentes actions avoir donné à notre action une plus grande ampleur.

-Déroulement d’une journée:

A 10 heures, nous commencions les cours de français. Les enfants étaient séparés en 2 groupes d’âge:

- les petits constituaient un groupe très hétérogène: certains apprenaient très vite alors que d’autres n’étaient pas très intéressés. Quelques-uns allaient et venaient et n’étaient pas toujours présents. Nous nous sommes servies de chansons pour leur faire apprendre de façon ludique certains mots de vocabulaire. Nous avons eu parfois quelques difficultés à leur faire comprendre ce que nous voulions leur faire apprendre, étant donné qu’ils ne parlaient que Lao, et que nous prononcions mal les quelques mots que nous savions.

- les grands: ils écrivaient tout le cours en Braille sur des tablettes, excepté l’un d’entre eux qui voit suffisamment pour pouvoir écrire sur un cahier. Ils comprenaient et parlaient bien Anglais, nous avons donc pu faire le cours principalement dans cette langue.

Puis arrivait l’heure du repas que les enfants prenaient sous le préau (riz gluant principalement). Ils débarrassaient et nettoyaient eux-mêmes leur assiette quand ils avaient fini. Les enfants faisaient généralement une petite sieste après le repas jusqu’à 14h00, heure à laquelle nous commencions les activités.

-Activité cuisine:

Elle avait lieu une fois par semaine. Nous avons réalisé des sablés, un crumble à la banane, un gâteau breton et un far breton aux pommes. Nous nous installions sur deux tables différentes avec les enfants intéressés et chacun réalisait une étape de la recette. Nous accompagnions leurs gestes pour leur faire comprendre ce qu’ils devaient faire. Cette activité leur plaisait beaucoup. Nous avons du adapter les recettes aux ingrédients disponibles (farine de riz, huile de palme) ce qui a parfois posé quelques difficultés, mais le résultat était apprécié par tous.

-Activité bricolage:

- Bonhommes à habiller : nous avions préparé les patrons en carton de petits garçons et de petites filles. Les enfants devaient les habiller de petits carrés de tissu de textures différentes. Seuls les plus grands et ceux qui avaient une meilleure vue arrivaient à distinguer les différents tissus, mais les enfants malvoyants se fiaient finalement beaucoup plus aux couleurs qu’aux textures. Nous aurions du choisir des matières plus différentes. Malgré tout, la plupart des enfants a réussi à habiller son bonhomme.

- Fabrication de pompons en laine : cette activité a beaucoup plu aux enfants. Elle a duré jusqu’au repas du soir alors que nous comptions arrêter en milieu d’après-midi. Les enfants enchaînaient pompon sur pompon jusqu’à en avoir une collection autour du cou.  Certains les ont même accroché à leur tambour, et d’autres sont venus en cours le lendemain avec un pompon en collier.

- Bonhomme en laine : de même que pour les pompons, les enfants en ont fabriqué plusieurs.  Sengphet et Khamphoy  ont du en faire 6 ou 8 chacun. Sengphet s’est beaucoup pris au jeu: après avoir formé avec les brins de laine, les bras et les jambes, comme il n’arrivait ni à serrer les noeuds, ni à couper, il nous montrait les endroits où le faire en disant « mat » (noeud) ou « that » (couper). Nous les voyions ensuite se promener avec leurs bonhommes en bandoulière.

- Activité colliers de pâtes : les enfants ont réussi très facilement à passer le fil de laine (dont le bout était durci par du scotch) dans les pâtes. Dès qu’ils avaient fini un collier, ils n’arrêtaient pas de dire « one more, one more ».

- Activité pâte à modeler : Cette activité a été réalisée plusieurs fois. Les enfants sont même allés chercher spontanément la pâte à modeler. Certains se contentaient de faire des boudins comme Seng, d’autres faisaient des formes évoluées: bonhommes, téléphones, micros… ou nous demandaient de faire des animaux (lapins, éléphants, crocodiles…).

- Activité flûte : Nous avons distribué à chaque enfant une flûte à bec, puis nous sommes passées les voir un par un pour placer leurs doigts correctement; pour les plus motivés nous avons essayé de leur apprendre la gamme ou « frère Jacques » (mélodie qu’ils connaissaient déjà). Comme nous n’étions pas assez nombreuses par rapport au nombre d’enfants présents, cette activité est rapidement devenue une cacophonie. Malgré tout, les enfants s’en sont donnés à coeur joie à souffler le plus fort possible dans leur flûte. Nous avons ensuite essayé de leur apprendre à chanter « Alouette » en utilisant les différentes parties du corps vues en cours. Mais seuls quelques uns comme Souksavang, Akha, Khamla, Selium étaient motivés.

- Jeux: Après les activités, nous occupions le reste de l’après-midi à organiser des jeux.
Au début, In et Pit, les filles de Mr Somvang et de Mae Phone nous ont beaucoup aidé pour faire comprendre les jeux aux enfants. Nous leur mimions les jeux puis elles les leur expliquaient en Lao.

- Chaises musicales: c’est le jeu le plus apprécié par les enfants. Ils les réclamaient tous les après-midi.

- Bombe musicale : les enfants sont assis en rond, chacun doit passer le ballon à son voisin sur un fond musical. Quand la musique s’arrête, l’enfant en possession du ballon est éliminé.

- Tomate : ce jeu plaisait plus aux grands qu’aux petits. Certains d’entre eux, comme khamla, cherchaient à éliminer les « falang » (françaises) en premier, et nous riions beaucoup.

- Dans ma maison sous terre : les enfants, assis en cercle, chantent en tapant dans les mains de leur voisin, l’un après l’autre. A la fin de la chanson, il faut retirer sa main avant de se la faire taper. Sinon, l’enfant a perdu. Ce jeu a tellement plu aux enfants qu’ils demandaient à le faire à chaque occasion.

- Relais : les enfants sont divisés en deux équipes. L’une de nous est à quelques mètres et tape dans ses mains pour diriger les enfants et signaler l’endroit où ils doivent faire demi-tour. Les enfants étaient motivés pour gagner et tous participaient activement à ce jeu.

Nous avons essayé de tenir le plus possible compte de ce que nous avions enseigné la psychomotricienne et l’ergothérapeute de l’institut Michel Flandres, mais il a été difficile de réaliser tous les jeux qu’elles nous avaient cités, étant donné le grand nombre d’enfants et notre incapacité à parler lao.

Juste avant le dîner, nous sommes allées plusieurs fois à pied avec une dizaine d’enfants au marché de Thong-Pong. Nous y achetions du lait et des fruits pour les enfants et nous en profitions pour faire une petite promenade avec eux dans le marché. Il y avait toujours beaucoup de volontaires pour ces sorties.

Les enfants dînaient aux environs de 18 heures. Après le repas, Mae Phone s’asseyait devant la cuisine et soignait les bobos de la journée. Puis les grands jouaient au football, tandis que d’autres enfants se baladaient bras dessus – bras dessous dans la cour. Les plus petits discutaient sur les balançoires, jouait avec nous à « Dans ma maison sous terre » ou a se (et nous!) poursuivre et se (et nous) chatouiller!

Nous avons remarqué deux amoureux toujours très discrets qui se retrouvaient le soir pour discuter.

Certains soirs, des tapis étaient installés dans la cour. Les enfants s’y asseyaient pour écouter des histoires grâce à l’appareil offert par des bénévoles de la Bibliothèque Nationale (ils venaient tous les mercredis matin raconter des histoires aux enfants et chanter avec eux).

Nous avons également passé plusieurs soirées, après le coucher des plus petits, à jouer aux cartes avec certains grands. Le jeu de carte était en Braille et nous avons appris le nom des couleurs en Lao afin de signaler les cartes que nous posions.

-Visites de Patuxay, du Vat Tat Luang,
du Bouddha park
et du National Ethnic park:

La journée a débuté avec la visite du Patuxay, sorte d’Arc de triomphe situé sur une des grandes avenues de Vientiane et offert par la Chine en signe de fraternité. Nous sommes montées avec les enfants jusqu’au dernier étage. Puis nous nous sommes rendues au Vat That Luang, un des temples les plus importants de Vientiane et entièrement recouvert de feuilles d’or. Les enfants ont exploré le détail de l’architecture avec leurs mains et sont allés prier avec Manilay et Mae Phone. Nous avons ensuite mangé au Buddha park, situé à une vingtaine de kilomètres de Vientiane. Dans ce parc, les enfants ont pu palper de nombreuses statues de Bouddha et d’animaux en ciment. Ils étaient très heureux de pouvoir reconnaître les formes et demandaient sans cesse « Animen yang? » (qu’est ce que c’est?)
Enfin, au parc ethnique, les enfants ont pu palper à nouveau des statues de dinosaures. Ils ont écouté des autruches et visité des maisons traditionnelles de différentes ethnies laotiennes. Au retour, nous nous sommes arrêtés dans un grand centre commercial pour acheter des sandales aux enfants.

-Les visites des donateurs:

Souvent le week-end ou parfois durant la semaine, des donateurs visitent l’internat. Ils apportent des friandises ou un repas traditionnel. Certains offrent également des vêtements.
Pour les remercier, les enfants font un concert; Khoud s’installe au synthétiseur, Somsak, Pouthone et Sengphet aux percussions. Les autres enfants se relaient pour chanter en solo ou en duo tandis que Bounmak s’occupe de l’animation. Manilay va souvent chercher les plus petits pour qu’ils viennent danser à coté du chanteur.
Ils nous ont également souvent demandé de participer en chantant en Français ou de danser à la façon traditionnelle Lao.
Par ailleurs, nous avons discuté avec Manilay du fait que les enfants reçoivent parfois beaucoup de friandises d’un coup, alors qu’ils manquent de lait et de fruits.

-Santé des enfants:

Pour la première fois, un dentiste australien est venu bénévolement soigner les dents des enfants. Un samedi soir, il a examiné la dentition de tout le monde. Puis, le lendemain, les enfants qui en avaient besoin sont allés à la clinique dentaire. Certains enfants, notamment les plus petits, ont les dents très abîmées. Cela serait du selon Manilay à un excès de sucreries offertes par les donateurs, mais d’autres facteurs comme le manque de calcium pourraient également jouer un rôle.

Un mardi matin, nous nous sommes rendues avec une vingtaine d’enfants au centre national de dermatologie de Vientiane. Là-bas, les enfants sont passés l’un après l’autre  en consultation. Puis Mr Somvang est allé chercher les médicaments à la pharmacie du centre. Nous avons pu payer les visites et traitements de chaque enfant.

Manilay nous a confirmé que les enfants avaient des poux.

-Le matériel:

Grâce aux dons récoltés pendant l’année, nous avons pu apporter à l’internat du matériel transporté dans nos bagages:
-46 cannes blanches,
-une cinquantaine de sacs fabriqués par une équipe de scouts,
-20 flûtes à bec,
-10 équerres, 10 règles, 10 rapporteurs dont les graduations sont en relief, une trentaine de poinçons,
-4 ballons sonores,
-de la pâte à modeler,
-des pastilles de couleur et de la pâte pour écrire en relief,
-un CD de musiques du monde.

De plus, Dominique et Aurore Berthout nous ont confié des tablettes pour écrire en Braille, du matériel pour dessiner et des poinçons. Nous les avons remis à Manilay en même temps que le matériel décrit précédemment. Ils seront stockés et distribués aux enfants quand ils en auront besoin, notamment juste avant la rentrée scolaire, cela pour éviter les pertes qui auraient lieu si tout était distribué en même temps.

Sur place, nous avons acheté le matériel nécessaire aux activités: tissu, laine, carton, colle, pâtes, ingrédients de cuisine.

Nous allions également durant les deux dernières semaines tous les 2 jours au marché de Thong-Pong pour y acheter du lait et des fruits pour les enfants. En effet, ces aliments sont chers au Laos et les enfants en consomment peu.

Nous avons ensuite demandé à Manilay ce dont l’internat avait besoin. Nous n’avons finalement pas acheté les vêtements, produits d’hygiène prévus dans le projet, étant donné qu’ils en avaient suffisamment. Nous avons alors fait l’acquisition de:

-un lavabo,
-plusieurs armoires, tables, chaises et pupitres,
-une tondeuse, un sécateur, une perceuse,
-un congélateur pour conserver la viande,
-de la vaisselle (marmite, paniers pour cuire le riz..),
-un appareil photo,
-du matériel pour jouer de la musique lors des visites des donateurs: un amplificateur et un micro,
-plusieurs balais,
-clés USB,
-des chaussures,
-des tapis.

Nous avons pu payer les frais de consultation et de traitement lorsque certains enfants sont allés au centre de dermatologie de Vientiane.

Nous avons pu financer trois sorties, ce qui incluait: la location du car pour la journée, le repas de midi, les tickets d’entrée des parcs.

Nous avons remis aux étudiants en médecine de Vientiane parrainée par Jacques Dorr, de l’association « Enfants d’Asie », le matériel médical (stéthoscopes, tensiomètres, thermomètres) offerts par la société Spengler.

19
oct 2009
Posté dans Presentation par aveugleslaos à 4:51 | Pas de réponses »

 

PRESENTATION DE NOTRE ASSOCIATION

L’Association Franco-Laotienne d’Aide aux Personnes Aveugles (A.F.L.A.P.A.), officiellement créée le 19 janvier 2000, a pour but d’apporter une aide humanitaire et matérielle aux institutions qui, au Laos, font en sorte que les personnes aveugles puissent devenir autonomes et espérer un jour occuper une place dans la société.

Certain s de ses membres, dont la présidente, Aurore Berthout, sont aveugles, et d’autres laotiens. Ces derniers nous ont mis en contact avec l’hôpital ophtalmologique de Thong-Pong, village situé à 8 km de Vientiane, la capitale. Le Docteur Vithoune Visonnavong, directeur de celui-ci, a créé, en 1995, avec l’aide d’une association hollandaise, un internat qui, actuellement, accueille 56 enfants et adolescents aveugles et mal-voyants de 3 à 25 ans (le « Home of Light »).

Orphelinat

Le docteur Vithoune Visonnavong est aussi le responsable de tous les services d’ophtalmologie du Laos, ainsi que le représentant des trois pays de l’Indochine auprès de l’OMS, en particulier pour ce qui concerne le plan « Vision 2020″.

 

 

Sur place, outre les nombreux achats destinés à la vie quotidienne que nous réalisons à chacune de nos missions, en avril 2002, nous avons élaboré un programme d’action et de développement avec le docteur Vithoune.

Depuis, l’une de nos actions a consisté à préparer un envoi de matériel pédagogique spécialisé pour les aveugles et d’ustensiles de soins ophtalmologiques. Un conteneur de 30 m3 est parti en mars 2005 et nous sommes allés sur place en distribuer le contenu en avril. Entre-temps, en Novembre 2003, Aurore Berthout et Madame Bernier, l’une de nos bénévoles, sont parties un mois auprès des enfants pour leur proposer des activités psycho-motrices. Aurore et Dominique  Berthout sont repartis au Laos en 2006 afin de rencontrer les chefs de cabinet de différents ministères et organismes laotiens liés à l’éducation des enfants aveugles (ministère de la Santé, ministère de l’Education, Centre National de Recherche Pédagogique, Bibliothèque Nationale, Service de l’Education de la Ville de Vientiane, Centre National de Réhabilitation des Personnes Handicapées, écoles, collèges et lycée accueillant des élèves aveugles et mal-voyants à Vientiane, université nationale de Don-Dok) et leur soumettre notre actuel projet: mettre en place une formation des personnels des centres et établissements scolaires accueillant des enfants atteints de handicaps sensoriels  au sujet des spécificités de leur éducation.

 

Par ailleurs, depuis la création de notre association, nous avons cherché à mettre en place des actions communes avec d’autres structures oeuvrant au Laos.

C’est ainsi que nous sommes en contacts réguliers avec la directrice de l’association hollandaise « Dark and Light », qui finance en partie le « Home of Light », afin de coordonner nos actions et financements.

Avec l’association « Enfants d’Asie », nous avons mis en place un système de parrainage collectif. Chaque « parrain » verse une somme mensuelle (généralement 25 euros), destinée à améliorer la vie quotidienne des pensionnaires de l’internat et à assurer leur scolarisation. En effet, la moitié environ de ceux-ci est scolarisée en milieu ordinaire, de l’école primaire à l’université (deux personnes seulement pour l’instant dans cette dernière), les autres n’ayant pas la possibilité de l’être, du fait de handicaps associés, et notamment de retards mentaux.

 

Grâce à « Santé France Laos », nous pouvons envoyer du matériel ophtalmologique, tandis que l’association « Voir ensemble » nous offre du matériel spécifique aux aveugles (tablettes d’écriture Braille, bandes dymo…).

 

C’est avec le GREF (Groupement des Retraités de l’Education sans Frontières) que nous mettons au point le projet de formation des personnels. Deux psycho-motriciennes en retraite assureront cette formation à Vientiane, dès que nous aurons complété le budget nécessaire à cette mission.

 

L’association « AGIR abcd » a mis à notre disposition des retraités ayant des compétences professionnelles intéressantes dans le cadre de notre action: opticien, psycho-motriciens, formateurs à la pratique de la canne blanche.

 

La « Guilde Européennne du Raid » envoie chaque été des équipes d’étudiants, dont la fonction est d’assurer une animation et des cours de soutien durant les très longues grandes vacances, qui durent deux mois et demi au Laos.

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